Choisir son assurance automobile
27 08 2007 – 23:48Choisir son assurance automobile est une étape obligatoire lorsque vous faites l’acquisition d’une nouvelle voiture. Et, bien souvent, le choix de la meilleure assurance relève du casse tête… En effet, à moins d’être un professionnel, difficile de savoir sur quels critères choisir son assurance auto, d’autant qu’il s’agit de trouver le meilleur contrat correspondant à ses besoins
Du coup, beaucoup se contentent de choisir en fonction des tarifs proposés. Or, bien qu’important, le tarif de l’assurance automobile ne doit pas être déterminant. Le plus important est de bien prendre en considération chacune des garanties proposées par les différents assureurs.
Voici comment déjouer les pièges les plus fréquents.
Différentes formules en fonction des besoins et du tarif…
La couverture de la responsabilité civile, qui couvre les dommages que l’on est susceptible de causer quand on est au volant, est obligatoire depuis 1958. Mais les assureurs ont apporté de nombreuses autres garanties à cette formule de base.
La première question à se poser est de savoir ce que l’on souhaite couvrir. En fonction de la compagnie d’assurance ou de la mutuelle à laquelle on s’adresse, on a le choix entre trois niveaux de garanties.
- la couverture de la responsabilité civile (RC).
Dans ce cas, l’assurance couvre tous les dommages matériels et corporels causés à autrui. En revanche, le véhicule n’est pas assuré, pas plus que les dommages corporels dont l’assuré pourrait être victime lorsqu’il est en tort; ce qui veut dire qu’en cas d’accident, si vous avez un accident, dans lequel vous êtes en tort, où vous blessez quelqu’un, ainsi que vous-même et où votre voiture est détruite, seule les blessures occasionnées à cette personne seront couvertes. Vos frais d’hopital et de réparation automobile ne seront pas couverts. - la garantie “dommages collisions”, qui propose, en plus de la responsabilité civile, une série de garanties pour les dommages causés au véhicule, que l’assuré soit responsable ou non de l’accident, à condition que le tiers soit identifié. Si l’assuré n’est pas responsable, les dommages causés à son véhicule seront pris en charge par la garantie RC de l’automobiliste adverse;
- enfin, la formule “tous risques” pour ceux qui désirent être assurés pour tous les dommages causés à leur véhicule en cas d’accident dont ils auraient ou non la responsabilité.
Vous devrez choisir entre l’une de ces trois formules en fonction de la valeur de votre voiture. Il n’existe pas de règle prédéfinie, mais plus sa valeur est élevée, plus vous aurez intérêt à opter pour une formule offrant un maximum de garanties. Si le véhicule a plus de cinq ans, une “tous risques” n’est pas forcément nécessaire, notamment pour les petites cylindrées. Mais elle peut encore se justifier pour des voitures plus haut de gamme.
Franchises : importantes mais pas déterminantes
La franchise est une somme qui reste à la charge de l’assuré en cas de dommages. Il peut y avoir plusieurs franchises dans un contrat d’assurance automobile, par exemple, l’une pour les bris de glace (pare-brise, vitre, …), l’autre pour le vol des objets personnels, une troisième en cas de dommages matériels à la carrosserie.
Les prix et le montant des franchises ne doivent pas à eux seuls déterminer le choix de l’assuré. Il est indispensable, même si cela est fastidieux, d’ analyser l’étendue des garanties offertes.
Rares sont les contrats qui ne prévoient pas de franchises. Elles sont, soit exprimées en pourcentage des dommages, soit forfaitaires.
Plusieurs facteurs entrent en compte
Rappelons que le montant de la prime d’une assurance automobile est calculé en fonction de plusieurs éléments. Ceux-ci peuvent être légèrement différents d’un assureur à l’autre.
En règle générale, les critères suivants sont retenus : la puissance fiscale de la voiture, son prix d’achat, sa puissance et sa vitesse maximale, le lieu de stationnement domicile du véhicule, l’antériorité de permis et d’assurance (le fameux bonus/ malus) des conducteurs du véhicule, le nombre de conducteurs, éventuellement, le kilométrage parcouru chaque année et la profession ainsi que le sexe du conducteur principal (les femmes étant jugées moins dangereuses que les hommes…), l’usage privé ou professionnel du véhicule ou l’usage mixte. Précisons que dans le cas d’un usage privé d’un particulier, le « Bonus-Malus » évolue à la fin de chaque échéance annuelle d’assurance. En partant du coefficient de base qui est de 1, le coefficient baisse de 5% en cas d’année d’assurance sans sinistres. Il augmente de 25% pour chaque sinistre responsable (12,5% en cas de responsabilité partielle) survenu pendant l’année.
Le bonus est plafonné. La cotisation d’assurance peut être réduite, au plus , de 50% et, dans le pire des cas, majorée de 250%.
Bris de glace : attention aux exclusions
La vigilance s’impose pour la garantie bris de glace. Une lecture superficielle des clauses du contrat pourrait laisser croire que toutes les parties vitrées du véhicule sont couvertes. Mais, il existe de nombreuses exclusions différentes d’un assureur à l’autre. Généralement, les rétroviseurs et les feux à l’arrière ne sont pas couverts. Le possesseur d’une voiture avec un toit ouvrant doit savoir que la garantie n’est pas forcément acquise.
Ne pas confondre accessoires et options
Il convient de vérifier également si l’assureur couvre les accessoires et, dans ce cas, jusqu’à quel montant. Mais, il ne faut pas confondre options et accessoires.
- Les options d’un véhicule sont choisies sur catalogue et elles font partie intégrante de la voiture et bénéficient, à ce titre, de la garantie dommages.
- Les accessoires sont, en revanche, les éléments complémentaires que l’assuré installe lui-même. Ils ne font pas toujours l’objet d’une garantie automatique. Ils sont, soit exclus, soit couverts à condition d’avoir opté pour une garantie complémentaire. Enfin, ils peuvent être garantis avec un certain plafond.
Assistance : dès le domicile ou à partir de 50 km ?
Certains assureurs se vantent d’avoir une garantie d’assistance irréprochable. Elle joue quel qu’en soit le lieu du problème rencontré, même si c’est devant le domicile. D’autres assureurs peuvent n’offrir un dépannage qu’à compter d’une certaine distance du domicile ou du lieu de garage habituel du véhicule. Les limites sont souvent fixées à 25 ou 50km.
Valeur de remboursement : une grosse décote
En cas de vol ou de destruction totale du véhicule, l’assuré peut, également, avoir des surprises.
Il lui faut vérifier dès la souscription le montant du remboursement, qui intervient théoriquement sur la base de la valeur définie par l’expert. Les décotes peuvent être significatives, surtout si la voiture est neuve. Dès la sortie du garage, elle perd déjà 10 % de sa valeur, et près de 20 % au cours des six premiers mois. Certains assureurs prévoient des conditions de remboursement améliorées pour les véhicules neufs (remboursement sur la base de la valeur à neuf si au moment du sinistre le véhicule avait moins de six mois). D’autres offrent une indemnité majorée, par exemple, de 10% pour les véhicules âgés de moins de trois, quatre ou cinq ans.
La garantie “conducteur” indispensable
La garantie conducteur présente l’avantage d’offrir une garantie au conducteur quelles que soient les circonstances de l’accident. Cette garantie lui permet de percevoir un capital ou une rente en cas d’invalidité ou des indemnités journalières ou, encore, une somme forfaitaire en cas de préjudice corporel. Certains assureurs incluent systématiquement cette garantie dans leurs contrats, que l’assuré ait opté pour la simple “assurance au tiers” ou pour la “tous risques”. D’autres ne la proposent qu’en option, moyennant un complément de prime.
La limitation géographique des garanties
La garantie automobile n’est pas universelle. Le véhicule assuré est, bien entendu, garanti en France et dans les pays de la zone euro, mais pour certains pays plus éloignés, il peut y avoir des limitations de garanties ou pas de garanties. Avant d’entreprendre un voyage avec son véhicule, il convient de vérifier sur son attestation d’assurance, dite, encore, « carte verte » les pays garantis. A défaut d’être couvert dans un pays que l’on souhaite visiter avec son véhicule, il est possible de s’assurer à la frontière ou en contactant l’ambassade du pays visité.
Les taxes sur les assurances
Selon le centre de Documentation et d’information de l’assurance (CDIA), les Français et les Danois sont les automobilistes les plus taxés en Europe en payant leur cotisation d’assurance. Concrètement, lorsque un automobiliste français paie 100 euros de cotisation, l’Etat perçoit 18 euros, la Sécurité sociale 15 euros et le Fonds de garantie automobile 0,1euros.
Réduire les tarifs grâce à Internet ?
Internet peut simplifier la recherche d’une bonne assurance auto en permettant rapidement l’obtention d’un devis. Avec Internet, les comparateurs de tarifs ne font plus perdre de temps en longs déplacements ou rendez-vous.